mardi 25 mars 2014







Depuis six mois, depuis mon retour de Tanger, je ne photographie pas, ou peu ; "les gens heureux n'ont pas d'histoire", et pourtant, il y a le besoin viscéral de photographier, inexplicable, juste le sens évident, le besoin vital, même heureuse, un cri reste enfermé et les chiens doivent hurler. Alors, pour être en accord, photographier, assembler, raconter l'intime, ce que j'ai, pour la première fois, voulu protéger, parce que c'était peut-être plus profond, plus fort, plus heureux, plus entier, je ne sais pas pourquoi, mais l'écrire, le donner parce que sans la photographie, comment être en accord avec soi ? Comment être complet, entier, vivant, debout ? Donner les images par deux, les assembler en diptyque, peut-être parfois en triptyque, c'est toujours donner à voir l'image qui n'existe pas, la troisième image, celle qui appartient à chacun, la photographie dans la vie de chacun. Ecrire "du bout des doigts, le bruit de la pluie", accepter l'évidence, essayer, encore, toujours, de livrer l'indicible.

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